Camille D’Arc est une artiste et poétesse multiple déployant sa recherche poétique dans une archive immatérielle à la mutation permanente.

Son travail est centralisé dans une archive à Codex; DXDA dans laquelle s’entrelace langages, transmissions iconographiques nues des normes et disséminées aussi bien dans l’espace virtuel que lors de ses Actions Poétiques, expositions, concerts et publications dans des revues internationales de poésie et performance.

Elle crée dans un temps défini des installations : « CABANES », centrales dans son travail de recherche.

Ce sont des structures d’incubation et d’émission- réception; des cabanes-antennes.

Ces installations sont des lieues transitoires en résonance où naissent l’écriture de languages mutants, sacrés et sans système hiérarchique, où l’artiste canalise et enregistre des chemins de traverses ( sonores, plastiques et vidéos ) par les voix souterraines et les transmissions inter-espèces : l’espace laissé par les mythologies qu’elle retourne.

Sa pratique engage tous les médiums existants, du plus simple au plus technologique sans que le matériel ne s’impose sur la transmission par le corps : son principal outil poétique d’explorations sonores; l’espace où se rejoue les frontières.

Cette dimension multimedium offre une cartographie qui court-circuite les formes de systèmes de contrôle et les dogmes.

Chaque performance devient une apparition du corps parlant à travers le sens, et où l’artiste redéfinit la possibilité d’une création permanente affranchie de la précédente, déjouant les boucles de reproduction et s’ancrant dans un engagement poétique infini et absolu.